J’allais changer de disque.
J’allais changer de disque entre les planches 5-5 et 6-1. Oui bon je me suis inventé un code pour la progression de ma prochaine bédé chez 6 pieds Sous Terre avec Loic dauvillier. Ça sert strictement à rien mais ça m’amuse et ça crée le mystère.
Bref, j’allais changer de disque, ôter le Blast Tyrant de Clutch (que chéri a pris pour le dernier Melvins, c’est à se demander si il surproduit pas du cerumen, des fois) pour le discography de Mugwart que je redécouvre avec délices. J’allais me rassoir pour reprendre à 6-1 case 2, quand mes yeux se sont portés sur le petit livre que j’avais acheté quasiment sans y penser à la Mauvaise Réputation à ma dernière visite.
Mes Soixante Huitres, de Jibé Pouy aux éditions Folies d’Encre.
J’ai ouvert pour lire une phrase, je comptais pas tout lire, mais c’est très court et ça m’a attrapée tout de suite. Alors bon j’ai tout lu, d’une traite, c’est vraiment très court, comme les meilleures blagues. Sauf qu’au moment où j’ai de moins en moins envie de rire, c’est tombé comme un verre de muscat sec bien frais à l’ombre des platanes quand il fait chaud. C’est bientôt le FIRN, d’où la comparaison.
J’ai pas envie de vous dire que quoi il est question, je me dis juste que j’aurais peut être donné envie à une poignée de lecteurs de dépenser 4 euros intelligemment. Peut être d’aller lire plus de Pouy. J’ai eu la chance de le rencontrer au FIRN l’an dernier, et tous ceux qui ont eu l’occasion de le rencontrer ou de le lire m’ont tous dit que ce Pouy est un putain de personnage. Effectivement. C’est un bonhomme, comme dit mon pote Gilles, et je ne peux qu’abonder en son sens. Lisez Pouy, moi je retourne à ma planche 6-1, un peu plus légère.