allons-y

Aaaah le débat des retraites. Enfin, le débat…
Certes y’avait du monde dans les rues ce jeudi, mais à quoi ça a servi ? pas grand chose, on dirait, comme d’habitude. Le défilé à Bordeaux était truffé de drapeaux et autres gadgets CGT, tellement que ça en devient parfaitement ridicule, une bête guerre de clochers, et qui sera le plus présent, et qui aura le plus de banderoles, et que sera preums sur la manif.
Ça perd, enfin, ça a perdu tout son sens il y a un bail, ces manifs, prévues, planifiées, déjà inutiles à peine envisagées, le propos déjà jugulé que les gens ne sont même pas encore rassemblés pour cette marche molle. Je me disais en voyant cette marée, que ce genre de rassemblement aurait mille fois plus d’impact si les gens ne se rangeaient pas bêtement derrière un drapeau, s’ils venaient en leur nom propre, de façon désordonnée, bordélique, inattendue, imprévisible. On défile de 11 à 15h, on rentre chez soi, et on entend le soir même à la télé que ah oui y’avait du monde, mais que ça va rien changer. Rien de rien. Les syndicats ont dit « ha oui alors si c’est comme ça on remet ça à la rentrée ».
Ouais, super !
Mais d’ici là, qu’est-ce qu’il va se passer ? jusque là on va faire quoi, prendre nos congés payés, regarder le foot, se lamenter, et à la rentrée comme d’habitude on l’aura dans le cul. Peut être y aura-t-il les traditionnels mouvements sociaux, comme y disent dans le poste, effectivement, qui iront en s’atténuant au fur et à mesure que la grand messe de Noël arrivera, avec son cortège d’angoisses pour trouver de quoi payer la dinde.
J’ai pas de solution, je suis isolée, alors je rejoins des personnes qui pensent comme moi, parce que même si on ne fera peut être pas changer le monde (et qui sait d’ailleurs), au moins je me sentirai un peu plus utile qu’à râler toute seule, franchement catastrophée par ce qui se passe.
Et pour ce qui est des retraites, il n’y à qu’à se pencher un petit peu plus sur la question pour savoir que le problème n’est pas exactement là.

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26 juin 2010 dans divagations - 16 banalités

J’allais changer de disque.

J’allais changer de disque entre les planches 5-5 et 6-1. Oui bon je me suis inventé un code pour la progression de ma prochaine bédé chez 6 pieds Sous Terre avec Loic dauvillier. Ça sert strictement à rien mais ça m’amuse et ça crée le mystère.
Bref, j’allais changer de disque, ôter le Blast Tyrant de Clutch (que chéri a pris pour le dernier Melvins, c’est à se demander si il surproduit pas du cerumen, des fois) pour le discography de Mugwart que je redécouvre avec délices. J’allais me rassoir pour reprendre à 6-1 case 2, quand mes yeux se sont portés sur le petit livre que j’avais acheté quasiment sans y penser à la Mauvaise Réputation à ma dernière visite.
Mes Soixante Huitres, de Jibé Pouy aux éditions Folies d’Encre.
J’ai ouvert pour lire une phrase, je comptais pas tout lire, mais c’est très court et ça m’a attrapée tout de suite. Alors bon j’ai tout lu, d’une traite, c’est vraiment très court, comme les meilleures blagues. Sauf qu’au moment où j’ai de moins en moins envie de rire, c’est tombé comme un verre de muscat sec bien frais à l’ombre des platanes quand il fait chaud. C’est bientôt le FIRN, d’où la comparaison.
J’ai pas envie de vous dire que quoi il est question, je me dis juste que j’aurais peut être donné envie à une poignée de lecteurs de dépenser 4 euros intelligemment. Peut être d’aller lire plus de Pouy. J’ai eu la chance de le rencontrer au FIRN l’an dernier, et tous ceux qui ont eu l’occasion de le rencontrer ou de le lire m’ont tous dit que ce Pouy est un putain de personnage. Effectivement. C’est un bonhomme, comme dit mon pote Gilles, et je ne peux qu’abonder en son sens. Lisez Pouy, moi je retourne à ma planche 6-1, un peu plus légère.

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23 juin 2010 dans divagations - 3 banalités

Pas l’temps

hop je viens de mettre en ligne les illus que je fais pour l’excellent journal CQFD. Bien sûr sans les textes ça veut rien dire, mais bon. La plupart illustrent les très bons textes de Mademoiselle, ça n’étonnera pas ceux qui s’imaginent que je suis féministe forcenée et sans doute lesbienne, ça en interpellera d’autres qui me connaissent un peu mieux comme phallocrate notoire.
Sachez que son féminisme à elle, à Mademoiselle, me plait beaucoup. On est loin des conneries des chiennes de garde ou de la paranoïa galopante d’artemisia (jvais me faire taper dessus, je vous avais pas dit que je suis masochiste ?), on est en plain dans une saine colère qui s’étend bien au delà de la condition féminine, et c’est ce qui me plait. DONC, lisez CQFD, et lisez les chroniques de Mademoiselle.


Cliquez pour voir les autres illus au lieu de bosser, bande de branleurs

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8 juin 2010 dans divagations - Pas de banalité